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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 23:50

https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/785655/s/que-justice-soit-faite-255fec0683/#.WWv7uITyjIU

 

Voici le lien pour acheter en ligne mon livre "Que Justice soit faite !" paru chez Edilivre. D'ici la rentrée, il sera disponible sur les plateformes traditionnelles (Fnac, Amazon, etc) et commandable en librairie !

Mais pour l'heure, le site des Editions Edilivres vous tend les bras ! 

Enfin vous aurez la suite (et la fin) des aventures de Nicole ;) 

 

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:49

Lorsque j'ai rouvert les yeux, le jour s'enfuyait déjà. Combien de temps avais-je dormi ? Aucune idée. La maison était silencieuse. Sans réfléchir, j'appelais Laëth. Quelle n'a pas été ma surprise de voir arriver le géant qui m'avait conduit ici !

-Euh... Bonsoir.

-Salut. Oui, je me doute que tu ne t'attendais pas à me revoir si tôt. La Rebouteuse va revenir. Tu as besoin de quelque chose ?

Interloqué, je secouais la tête. Cet homme m’effrayait un peu, j'avoue. Mais à ma décharge, notre première rencontre ne s'était pas fait sous les meilleures hospices.

-Elle m'a mis à l'amende. Côme aussi. Nous devons veiller sur toi en son absence.

En y regardant mieux, son air contrit m'a apitoyé. Certes, il était d'un très grand gabarit, mais il n'avait pas l'air méchant. D'autre part, il évoquait la Rebouteuse avec un immense respect. On entendait les majuscules dans ses phrases.

-J'ai très soif, en fait. Si je pouvais avoir un peu d'eau.

Sans un mot, il est descendu. A son retour, il portait un verre et un pichet en terre cuite. Il m'a servi en silence et m'a regardé boire un moment.

-Je m'appelle Thorgal. Vraiment désolé pour ta jambe.

Sa sincérité me faisait pas de doute. Il observait ma jambe à la dérobée d'un air douloureux.

-J'ai dormi longtemps ?

-Sûrement. Côme t'a surveillé toute la matinée. Je suis là depuis la première heure de l'après-midi. Effectivement, j'avais dormi un temps considérable. Ce qui expliquait en partie ce besoin intime urgent. Mais comment exposer ma requête ?

-Thorgal, j'aurais besoin de...

Et avec force moulinets et froncements de sourcils, je tentais de faire passer le message. Une légère gêne sur le visage de géant a révélé que le message était passé. Soudain, un bruit de porte qui s'ouvre a tiré Thorgal de son embarras et il m'a abandonné pour aller voir. Il est remonté accompagné de Laëth.

-Bonsoir, Luc. Thorgal vient de me parler. Il ne sait pas comment t'aider. Attends.

A mon tour, je me suis senti embarrassé. Elle s'est approchée de moi et a récupéré près du lit un vase à long col que je n'avais pas remarqué. Puis elle m'a aidé à bouger, de façon à ce que je sois assis sur le lit. Lorsque ma jambe s'est abaissée, la douleur a irradié et j'ai glapi de surprise. Elle m'a observé un instant, pensive, puis m'a tendu le vase. Sans me laisser le temps de protester, elle s'est agenouillée, m'offrant son dos.

-Thorgal, dépose sa jambe blessée sur mon épaule.

Avec une infinie douceur, le géant a obéi. La douleur a reflué. Je suis resté un moment indécis. La position n'était pas confortable, mais mon besoin d'uriner se faisait pressant. J'ai entrepris de me déboutonner et sans plus attendre, je me suis soulagé. La manœuvre inverse a été plus compliquée, Thorgal faisait de son mieux pour ne pas me faire souffrir, mais la douleur ne me lâchait pas à chaque mouvement. J'étais en sueur malgré moi. Laëth a tendu le vase au géant qui est descendu le vider sans un mot. Elle a posé sa main légère sur mon front, son contact m'a apaisé. A nouveau, elle a commencé à laver et panser ma plaie. Lorsque Thorgal est remonté, il a observé ma jambe blessée d'un air douloureux. Il n'a rien dit, se contentant de regarder ma plaie attentivement. Laëth a étalé l'onguent. Son contact était réellement désagréable, douloureux même.

-As-tu mangé, Luc ?

Comme je niais du chef, elle s'est tournée vers Thorgal, les sourcils froncés.

-Il vient de se réveiller ! … Je vais lui chercher un bol.

Il est redescendu sans un mot de plus. Elle terminait les soins quand on toqua à la porte. Elle m'a laissé le temps d'aller voir. J'ai entendu des voix, puis des pas dans les escaliers. Thorgal m'apportait mon repas. Le bol fumant a réveillé instantanément mon appétit. J'étais en train de manger lorsqu'un homme d'aspect autoritaire est entré. Grand et large d'épaule, il portait un gilet de cuir assorti à son pantalon sombre, avec une chemise épaisse. Des bottes moulaient ses jambes musclées. Ses cheveux courts dévoilaient des oreilles légèrement pointues. Je les contemplais, éberlué.

-Bonsoir. Je suis Thomasson, le bailli de cette ville.

Sa main main était musclée et chaude. Je bredouillais mon nom. Il a sorti un carnet et a commencé à prendre des notes. Pour l'essentiel, Thomasson voulait savoir d'où je venais et comment je m'étais retrouvé dans cette forêt. J'ai résumé mes aventures : ma noce arrangée, ma rébellion... Pour l'essentiel, le bailli s'est intéressé à mon arrivée dans la forêt.

-J'ai foncé droit devant moi.

-Sans cheval ?

-Oui. En voler un aurait attirer l'attention.

-Vous savez où vous êtes, jeune homme ?

J'ai hoché la tête en silence. J'arrivais tout juste à réaliser que je me trouvais dans une cité légendaire. Les questions de Thomasson ont roulé un moment sur mes intentions. Je l'ai éclairé sur le sujet. Je sentais sa méfiance. Je pouvais la comprendre. Si un Elfe était arrivé chez moi, même blessé, le prévôt l'aurait mis aux fers avant même de l'interroger. J'en étais sûr et certain; le prévôt était mon oncle, un homme méfiant et colérique.

-Thomasson, mon patient commence à fatiguer. Il n'est pas en état de partir. Vous pourrez revenir le questionner plus tard.

Le regard de Laëth était intense. Les bougies dans la pièce irisaient ses yeux. Elle n'avait pas parlé fort mais son autorité ne faisait pas de doute. Thomasson a hoché la tête. Il m'a observé longuement avant de rebrousser chemin. Je me sentais épuisé. L'intervention du bailli m'avait tourmenté et bien que je comprenais, sa méfiance à mon égard m'avait blessé. Thorgal était resté silencieux durant mon interrogatoire. Il s'est animé aussitôt le bailli hors de vue. Il a débarrassé mon bol et mon gobelet, visiblement soulagé. Après avoir raccompagné Thomasson, Laëth est remontée me voir, porteuse d'une tasse fumante.

-Ne t'inquiète pas, Luc. Thomasson est moins bourru qu'il n'en a l'air. Ne te tourmente pas, tu ne risques rien.

Je l'ai regardé, me contentant de hocher la tête. J'ai pris la tasse et j'ai soufflé sur le liquide brûlant en silence. Il était moins amer. J'ai bu en toute confiance, sans même songer à demander ce que c'était. Elle a remercié le géant et l'a renvoyé chez lui. Puis elle a soulevé légèrement mes bandages pour observer ma plaie. Elle a dû être satisfaite car elle n'a pas refait mon pansement. La fatigue me gagnait. Je me sentais bien, bien mieux chez cette inconnue que dans ma propre demeure. Petit à petit, j'ai sombré dans le sommeil.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 14:43
Appel aux dons !

Que je vous explique... J'ai créé cette cagnotte Leetchi pour réunir l'argent servant à régler les frais de mise en page de mon roman "Que justice soit faite ! " . Plusieurs maisons d'éditions sont intéressées.

Donc, mes amis, ma famille, c'est le moment de faire preuve de votre grand cœur. Qu'importe la somme versée, l'important c'est de participer !

https://www.leetchi.com/c/projets-de-stephanie-miot

Merci !

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 10:45
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 10:29

Je me dois de vous expliquer ma présence dans ces bois. Elle est réellement insignifiante, complètement déplacée au regard des répercussions de cette journée. Car, bien qu'elle ait atrocement mal commencé, qu'elle ait plus atrocement terminé encore, elle fut néanmoins le début de ma véritable existence.


Je m'appelle Luc et au moment où débute ce récit, je viens de fuir ma noce. En effet, mon père m'avait choisi pour épouse une demoiselle fort laide mais très riche. Sa fortune était considérée comme une panacée à ses mauvaises manières et à son manque d'atours . Mon père était un négociant qui venait à considérer les années précédentes comme suffisamment désastreuses pour marier son fils unique contre son gré à un de ses confrères plus chanceux. J'avais bien essayé de m'y résoudre, en fils obéissant, mais une fois parvenu au jour fatidique, une vague de rébellion est montée en moi et m'a jeté hors de ma demeure familiale. Je profitais de l'inattention des domestiques, affairés à la préparation du banquet nuptial, pour me glisser hors de la bâtisse. J'ai couru aussi vite que ma panique pouvait me propulser. A travers les champs derrière notre résidence, j'ai fui à toute jambe ce destin tout tracé. J'ai couru encore plus vite lorsque la forêt s'est avancée vers moi, m'offrant ses bras protecteurs. Je l'ai traversée , le souffle court, jusqu'à ce que je trébuche et tombe dans un buisson. Pantelant, l'esprit en feu, je suis resté protégé dans cette cachette imprévue, attendant que la lune se lève pour prendre une décision.


La flèche du destin s'est plantée dans ma jambe, projetée par l'arbalète d'un braconnier. Je somnolais dans mon abri de fortune, cherchant une destination à ma course effrénée. Mon hurlement de douleur a dû chasser au loin tout le gibier des alentours. Bien vite, d'autres cris se sont mêlés aux miens. Les braconniers venaient de réaliser leur erreur. Je ne distinguais pas bien leurs paroles, mais leur intonation indiquait clairement leur désaccord. Tandis que je criais à l'aide, hurlant ma douleur dans l'air brumeux, j'ai vu surgir deux formes hirsutes. L'un, très grand, fort et large, était vêtu de ce qui s'avéra être une pelisse en peau d'ours. Il avait le visage clair et barbu, les cheveux longs et le regard peu avenant. Son acolyte était plus menu, plus petit aussi. Ses cheveux étaient maintenus en catogan, sa mine de renard me regardait avec méfiance.
-Pitié, ne me laissez pas ici, messires !
-Messires ? Tu entends Thorgal ?
-Ouais... On ne peut pas le laisser là de toute façon. On va s'attirer des ennuis.
-Je ne vous dénoncerai pas, je vous jure !
Mais ils ne m'écoutaient pas, je m'en suis vite rendu compte.leurs regards étaient fixés sur un arbre derrière moi. Tournant péniblement la tête, j'ai alors aperçu une bannière de cuir clair ornée d'un symbole. Les deux chasseurs m'ont considéré un moment en silence avant de me soulever avec précaution. Le géant m'a porté comme un enfant endormi, ma jambe blessée calée de telle sorte que je souffre le moins possible durant le trajet. Ils ont traversé la forêt comme des habitués. J'ignorais totalement où ils me conduisaient mais nous nous sommes enfoncés toujours plus loin dans les bois. Nul ne parlait. Je sentais ces deux hommes soucieux, sans en comprendre la cause.


La forêt a cédé la place à un chemin pavé de large, encadré de deux tourelles hautes et fines. Quelques maisons bordaient le sentier, mais les volets clos n'avaient rien d'accueillants. La pénombre m'empêchait d'étancher ma curiosité, excepté lorsque nous avons croisé un veilleur de nuit. Sa lanterne a éclairé la rue endormie et les habitations de pierre grise et de chaume qui se blottissaient le long de la rue. Les échoppes closes, les volets fermés, les étals rangés, tout indiquait que nous venions d'entrer dans une ville. Mais impossible pour moi de l'identifier.
-Où allez-vous, tous les deux ? Qui est votre compagnon ?
-Ohlà Vigile, nous le conduisons chez la Rebouteuse. Nous l'avons trouvé ainsi dans les bois.
-Fort bien. Je vous conduis. Après vous viendrez m'expliquer ça à la Conciergerie.
C'est ainsi qu'éclairant le chemin devant nous, le garde nous a ouvert la route à droite d'abord, puis nous nous sommes engagés sur un entier qui longeait une forge que je devinais à main droite. Nous avons avancé jusqu'à ce qu'une autre lanterne apparaisse. Le veilleur de nuit s'est arrêté à quelques distances de la maison tandis que notre convoi continuait sa route. Le géant a regardé son ami, qui hésitait à toquer.
-Tu sais qu'on n'a pas le choix, Cômes.
-Je sais, je sais...
il a tapé à la porte en soupirant. La maison n'était qu'une masse appuyée contre un morceau de nuit. Sous la lanterne, j'ai aperçu le même le même signe que dans la forêt, gravé sur une plaque de bois. Des pas se sont faits entendre et la porte s'est ouverte sur une femme. A la lumière du lumignon, ses cheveux semblaient luire comme du cuivre, encadrant un magnifique visage.
-Bonsoir. Nous avons un blessé pour toi.
-Bonsoir. Monte-le en veillant à ne pas le blesser davantage.
C'est ainsi que le géant m'a transporté jusqu'au dernier étage et déposé délicatement sur un lit moelleux.
-Je ne dirai rien, promis. Merci de m'avoir conduit ici.
Il ne m'a rien répondu, m'offrant juste un sourire piteux. Puis ses pas lourds sont redescendus vers la nuit. La douleur avait épuisé mes résistances et ma jambe tremblait violemment à présent. Elle est arrivée dans ma chambre avec un plateau chargé de flacons et de bandages.
-Bonsoir. Je suis désolée de venir vous importuner.
-Tu ne m'importunes pas. Je m'appelle Laëth.
-Luc. Je...
Elle a posé ses doigts sur ses lèvres, le regard intense. Puis, avec des gestes vifs, elle a déchiré mon pantalon à l'aide d'une longue dague effilée. Elle a ôté mes bottes crottées tout doucement. Ma jambe blessée gisait, pitoyable, sur ses draps blancs. Elle s'est penchée pour examiner ma plaie, ses mèches courant sur ma peau.
-Il va falloir souffrir encore un peu. Je dois retirer cette horreur.
-Je sais. Je sais...
Elle a cassé les volants du carreau, lissant au maximum le bois avec sa dague. Je serrais les dents, crispant les poings dans le tissus de sa literie.
-Ne te retiens pas de crier. Tu as le droit d'avoir mal. Les deux idiots mériteraient de souffrir avec toi. Tu es prêt ? On y va.
Elle a pris fermement le bout pointu et a tiré brusquement, m'arrachant un cri. J'ai senti le sang couler tandis que ma jambe semblait être farcie de braises. Je l'ai regardé, les yeux humides, puis ma vision est devenue noire.


Lorsque j'ai repris conscience, elle était assise contre la paroi face à mon lit. Elle lisait. La pièce était éclairée de bougies fixées aux murs. L'ameublement était succinct, mais douillet. Il faisait chaud ; j'étais bien. Ma jambe était pansée et reposait sur les draps. La literie n'était plus blanche, hélas.
-Désolé pour le dérangement...
-Tu ne déranges pas. Tu as faim ?
Je hochais la tête. Cette femme m'intriguait. Laëth. Curieux prénom, mais il lui allait bien. Elle était magnifique, avec ses longs cheveux bouclés qui encadraient son visage mutin. Ses yeux étaient d'une nuance rare et luisaient dans la pénombre comme ceux des loups. Je me sentais succomber sous son charme. Les braconniers l'avaient appelée la Rebouteuse... Une guérisseuse, donc. J'en avais rencontré une quelques années plus tôt. Elle vivait dans le village près de chez moi. C'était une vieille femme, toute rabougrie qui sentait une odeur d'herbes. Rien à voir avec celle chez qui je gisais, blessé. Lorsqu'elle est revenue , son plateau était chargé de victuailles. L'odeur alléchante qui l'accompagnait a fait gronder mon estomac. Je me redressais en grimaçant et j'ai pris le bol fumant qu'elle me tendait.
-Mange doucement, Luc.
Elle ne me connaissait pas, pourtant elle me parlait comme à un ami. Même ceux que je considérais comme tels ne me parlaient pas avec ce ton amical. J'étais le fils du plus grand négociant de la région, mon amitié était synonyme de politique, de toute façon. Pas avec elle. Elle semblait ignorer qui j'étais. Ou s'en fichait. Ce qui revenait au même.
-Puis-je savoir où je suis ?
-Bien entendu. Cette cité se nomme Âmon Dhin. Le prévôt viendra dès que ta fièvre sera loin.
Âmon Dhin ? La Âmon Dhin ? J'avais entendu des récits sur cette ville... On la disait introuvable, tapie au-delà de la forêt... Justement celle vers laquelle j'avais couru comme un désespéré. Certes elle était profonde, épaisse, mais delà à ce qu'elle ouvre sur Âmon Dhin ! On la disait entourée d'une forêt sacrée qui la masquait aux yeux de tous.
-Comment suis-je arrivé ici ?
-Thorgal et Cômes t'ont confondu avec un chevreuil, je dirai.
Je secouais la tête, incapable d'exprimer le fond de ma pensée. Âmon Dhin... Plaisantait-elle ? Non... Son regard était franc et direct et... si lumineux.
-Finis ton repas. Tu as besoin de force.
Je hochais la tête tout en mâchant ma bouchée de ragoût. Il était goûteux, épicé, agrémenté de légumes savoureux. J'ai fini mon bol sans un mot de plus, bu l'eau fraîche qu'elle m'a offert. Elle a déposé le plateau sur une desserte. Puis tout doucement, elle a commencé à retirer le bandage de ma jambe. Ma dernière vision de ma jambe était violemment teintée de rouge. Aussi appréhendais-je ce moment. La plaie était encore vilaine, les chairs meurtries étaient rouges et boursouflées. Avec précaution, elle souleva ma jambe pour la déposer sur un linge épais. J'ai retenu une plainte comme la douleur lancinait dans mon corps. Puis, avec des gestes doux, la Rebouteuse a entrepris de laver ma plaie. Elle a versé quelques gouttes provenant d'un petit flacon dans la bassine, puis elle a baigné ma blessure. L'eau fraîche avait une odeur légère et douce et son contact était une bénédiction sur ma chair ravagée. Je regardais ses mains me soigner, complètement hypnotisé. Les blessures n'étaient pas belles, elles suintaient un peu. Elle chantonnait à voix basse. Je ne comprenais pas les paroles, mais l'air était très beau. Elle a étalé ensuite un onguent, qui m'a arraché un cri tant son contact était désagréable.
-Vraiment désolée. Mais il va aider à cicatriser en évitant les infections.
Elle l'a appliqué avec soin, ses doigts blancs se faisaient légers comme des papillons. Elle manipulait la jambe avec une infinie précaution, touchant la chair lésée sans aucune répugnance. J'avais moi même bien du mal à regarder mon membre meurtri. J'avais pourtant déjà reçu des blessures de chasse dans le passé, mais rien de comparable. Lorsque les soins ont été terminés et ma plaie pansée, elle m'a laissé un moment, rapportant en bas le plateau. Je me suis allongé un moment, soulagé. Certes j'avais mal mais j'étais apaisé. Les murs étaient nus de toute décoration. En observant le ciel par la fenêtre à main droite, je constatais avec surprise que l'aube pointait son nez rose. M'avait-elle veillé toute la nuit ? Elle est revenue avec une tasse fumante.
-Bois.
Un ordre simple auquel j'ai obéi sans réfléchir. Elle ne semblait pas fatiguée.
-Désolé de vous causer du dérangement.
-Tu ne déranges pas, je te l'ai dit. Finis tout.
-C'est très amer...
-Attends.
Elle a pris ma tasse et a ajouté un peu de miel du pot posé sur la desserte. Elle m'a retendu mon breuvage avec un sourire.
-Finis tout.
Ce que j'ai fait, sans un mot de plus, et je lui ai rendu la tasse. Puis je m'allongeais et l'observais tandis qu'elle s'affairait autour de moi. Elle a rajusté ma couverture, prenant garde à laisser ma jambe en dehors. Puis elle a touché mon front, vérifiant ma fièvre. Je me sentais fatigué.
-Je te laisse te reposer. Bonne nuit.
Et sans un mot de plus, Laëth a quitté la pièce.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 12:02

On l'appelait la Rebouteuse. Certains la nommaient craintivement la Louve Chamane. Pour sa part, elle se fichait un peu du nom qu'on lui attribuait, tant que nul ne lui manquait de respect.

Pour ma part, je l'ai rencontrée suite à un accident de chasse qui me valut un carreau d'arbalète fiché dans la jambe. Tout à ma douleur, je n'ai pas compris pourquoi mes bourreaux étaient aussi paniqués à la vue d'un glyphe gravé sur l'arbre tout près de moi. Après un moment de palabres, ils décidèrent de me conduire chez la Rebouteuse, craintifs mais décidés.

Ainsi, en cette fin de soirée brumeuse, je fus conduit dans la demeure où vivait la femme qui allait changer ma vie.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 15:30

A l'occasion de la nouvelle année, j'ai envoyé mon manuscrit enfin terminé !) à deux maisons d'édition !

Croisons les doigts que tout ça aboutisse !

Croisez les doigts pour moi !

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 14:19

Bonjour les amis !

Juste pour vous dire qu'ENFIN le roman est terminé !

Ne cherchez pas la fin ici, elle n'y figurera pas !

Pourquoi ?

Pour éviter les pirates du web !

Mais merci de vous intéressez à mes écrits !

N'hésitez pas à me laisser un message !

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 14:45

Soyez patients, amis lecteurs, vous qui m'encouragez depuis de longues années ....

 

Soyez patients, je m'attèle à imaginer et à écrire la fin de l'histoire ...

 

Soyez patients, car ma vie réelle a pris le pas sur ma vie "imaginative". Deux petites fées à s'occuper vous remplissent bien les journées !

 

Merci à vous de me soutenir quand je doute de moi.

 

Merci à vous de me lire et de me donner de bons conseils.

 

Bientôt je vais partir en chasse d'une maison d'édition ... si vous avez des pistes, n'hésitez pas !

 

pour des raisons évidentes, la fin des aventures de Nicole ne figurera pas sur ce blog : pas envie de me faire plagier ! Internet est parfois une zone de non-droit.

 

Mais je vous ferais part ici de mes démarches en vue d'une possible édition. Croisons les doigts !

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 15:18

Bonjour !

 

Lune Bleue est un cyber-magasine, orienté paganisme, qui a eu la gentillesse de s'intéresser à mes écrits ...

 

Comme promis, voici le lien vers cette cyber-revue, n'hésitez pas à tout lire, c'est vraiment passionnant !!

 

 

 

http://lunebleuemag.files.wordpress.com/2010/06/lunebleue5.pdf

 

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  • : Ceci est le blog où je publie l'histoire que j'écris depuis quelques années maintenant. En espérant peut-être un jour être publiée.
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